Amicale La Créole

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THE CONFING DEAD - saison 3 - épisode 8 -

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The Confing Dead – Saison 3 – Episode 8 – Jusque-là tout va bien !


Bon ! Voilà le temps venu d’un comptage. En fait, je suis confiné depuis le 15 mars soit 39 jours. Demain je vais pouvoir abattre le pavillon de quarantaine.

Pour autant mon confinement ne prendra pas fin. Alors que faire ? Retenter l’ascension de mes étagères par la face nord ? Repartir à la chasse de la chaussette égarée ? Revoir pour la 173ème fois la 7ème Compagnie ? M’égarer sur les posts inconsistants et délétères de Facebook ? Relire Toute l’œuvre de San Antonio ? Jouer à Silent Hunter et couler des bateaux japonais ? Tiens, des jaunes ! C’est de circonstance, non ?

 

Mais vous ai-je conter ma dernière quête ?


A la recherche de l’agrafeuse perdue.

On dirait du Proust, ne trouvez-vous pas ?


C’était un matin. Un de ces matins où l’on se sent particulièrement bien suite à une longue période de mauvais temps et de flots ripolinants de gris un paysage maussade. Faut dire qu’il commençait à me pousser des palmes à la place des orteils et que je n’avais pas besoin de prendre de douche pour être rincé. Traditionnellement le matin je déjeune. Je ne sais pas toi, lecteur dubitatif, mais moi je ne peux pas démarrer ma journée sans mon bol de café. Moment délicieux où mon esprit s’aventure dans des contrées insoupçonnées sans que je ne puisse rien faire pour l’en empêcher. Alors il volette (Arrêtes lecteur critique, ça existe vraiment.), oui il volette gaiement entre deux gorgées de ma boisson bouillante sur laquelle je souffle afin de disperser la fumée au gré du vent. Bref, je suis bien. Doigts de pieds en mode éventail, avachi sur ma chaise et avec la symphonie n°9 de Dvorak qui passe en sourdine. Tu sais, celle qui a inspiré Gainsbourg pour initials B.B. (Bah ! Ecoutes si tu sais pas, au lieu de douter, lecteur impertinent). Donc tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes soumis au confinement. Lorsque soudain, mon esprit qui virevoltait du côté de Frontignan me jette à la figure l’image d’une agrafeuse ! J’en avale mon café de travers et je suis pris d’une quinte de toux. Horreur ! Immédiatement j’ai les bons gestes réflexes. Ceux qui sauvent. Vite je cours me laver les mains avec du savon sans oublier l’entre-doigts. Je me badigeonne de gel hydroalcoolique. Je fonce prendre ma température. Je place une seconde chaise à côté de la première mais à un mètre de distance. Je m’équipe d’un coude de rechange. Ouf ! J’ai craint le pire mais le résultat de l’autopsie indique que je n’ai pas chopé le chikungunia. Pour plus de sûreté je m’équipe d’un masque maison, tranche de pastèque, sopalin et fil de fer et je poursuis mon petit déjeuner.


L’agrafeuse me revient à l’esprit. Une envie folle de la revoir. Une fois les reliefs de mon petit repas débarrassés et jetés non sans une certaine élégance dans la poubelle, je fonce vers le tiroir où niche mon agrafeuse. Horreur et putréfaction ! Elle n’est pas là. Tel Jacques Boucher de Crèvecœur de Perthes je cherche partout dans le tiroir, je soulève des papiers, je pousse des lunettes (par pair comme ça je gagne du temps), j’écarte une boîte, je bouscule un stylo mais pas d’agrafeuse. Mon esprit qui a regagné ma caboche est fort contrarié. Sans faire de bruit de peur de l’effaroucher au cas où elle serait en mode fugueuse, j’ouvre les autres tiroirs présents dans la pièce. Diantre, où donc a-t-elle pu se carapater ? Avec moult précautions j’inspecte les placards (du coup, si tu as bien suivi, nous sommes nombreux à présent !). Rien ! C’est pô possipe ! Je commence à m’inquiéter. L’aurait-on kidnappé ? Trois quarts d’heures de recherche sans aucun résultat, aucune agrafe usagée, aucun document en manque d’accrochage, pas le moindre indice pour me mettre sur la piste de la chère disparue. Partout où je cherche c’est l’omerta. Personne pour me fournir le moindre renseignement qui pourrait me mettre sur une piste. Je me perds en conjecture à défaut de mes moyens (Oui, j’en conviens. Là il faut avoir l’esprit gymnaste.).
Tudieu, je la résoudrai cette énigme ! Afin d’être le plus discret possible, je rampe vers les étagères. Je me suis équipé d’un poignard car je penche de plus en plus pour la version avec des ravisseurs. Put***, t’as déjà essayé de ramper avec un poignard entre les dents ! C’est pas une sinécure. J’ai les incisives au bord du déchaussé artistique (celui où la dent fait une pirouette), les lèvres dilatées et la bave qui s’écoule en flot abondant. Au pied des étagères, je contemple la difficulté de la tâche qui m’attend. Douze boîtes à inspecter sans éveiller les soupçons du ou des ravisseurs c’est pas du boulot pour Gaston Lagaffe. Là on est au niveau des Philip Marlowe, Nestor Burma ou encore des inspecteurs Ed Cercueil et Fossoyeur Jones ou mieux Jules Maigret ou beaucoup plus Henry Gasther et encore plus San Antonio.
Je me prends les pieds dans mon pantalon d’intérieur pour confiné pantouflard et manque de me tordre un orteil par mégarde. Humpf ! Pas crier au risque d’ameuter les bandits. Faut pas risquer la récidive aussi décidè-je d’ôter sur le champs le générateur de danger. Oups ! Le sol est froid. Finalement, deux heures plus tard j’arrive à la première boîte. Le poignard est définitivement incrusté dans ma bouche et j’ai les coucougnettes comme des raisins de Corinthe mais d’un bleu virant au violet. Une boîte, trois boîtes, huit boîtes puis douze boîtes ! Rien. J’ai les muscles endoloris, je n’ai plus de salive à force de baver et le souffle court à force de déceptions. Mon pantalon compatissant se rappelle à ma mémoire. Je le remercie vivement car j’ai le derrière qui commençait à geler. Le poignard, complètement dégoûté de sa mission est retourné dans son logement et mon cerveau désabusé s’est mis à rechercher mes souvenirs d’enfance pour éviter de se foutre de ma tronche. Toute une matinée à rechercher une fugueuse et ne pas la trouver. La honte !

 

Intervention d’un lecteur compatissant :
- "Mais pourquoi voulais-tu une agrafeuse ?"
- Euh ! Bah, j’en sais rien ! »

 

 

Après cette quête voilà la suite de la folle aventure du service Energie-Propulsion du chasseur de mines La Croix du Sud avec un nouvel épisode de la minisérie : THE TLD !

 

THE TLD

 

E.D.N. Dernière minute.


Coup d'éclat dans l'affaire du trafic des kilowatts.

 

Les électriciens de la brigade de répression des KW du commissaire Baré ont réussi hier un beau coup de filet. De fait, après une longue et minutieuse enquête, menée dans le milieu fermé (à la clef triangulaire...) des tableaux électriques. Suite à la dénonciation d'un voyant rouge par un interrupteur gris, les hommes du commissaire Baré, après l'interpellation du D.A. ont démantelé un trafic de KW. En effet, le D.A se shootait au KW. Il détournait une partie de sa production : 1/3 pour sa consommation personnelle et 2/3 qu'il revendait. Les dealers n'étaient autres que les célèbres tableaux 14000 et 12000. La majeure partie des KW a été récupérée dans une boîte de jonction au local des auxiliaires. On soupçonne fortement le gang des TAG's d'être à l'origine de la dénonciation.


La guerre des gangs reprendrait-elle ?


A SUIVRE...
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DE NOTRE CORRESPONDANT DE GUERRE Petit Jean.

 

TENTATIVE DE COUP D'ÉTAT AUX AUXILIAIRES ...!!!

 

C'est dans la journée du 21 septembre 1986, que l'armée sudiste du général Thépaut a dû faire face à une offensive de grande envergure du commandeur Fosseaunoire.
Profitant d'une accalmie dans la région pauvre des auxiliaires, les Colombins fantassins du commandeur Fosseaunoire ont fait le blocus du détroit de la sonde. Les hommes du général Thépaut ont dû manœuvrer comme Napoléon à Austerlitz. Après avoir envoyé sa compagnie d'électriciens sur les hauteurs avoisinantes nommées Ô-Uzé, il fît passer sa garde personnelle, les célèbres Mécano's, par le marais des Ô-Noires. Les Colombins, loin de penser à cette manœuvre, avaient concentré toutes leurs forces sur le détroit de la sonde. Devant la ténacité de la compagnie des électriciens ( Grand Croix de la campagne de la Stabilisation, Victoire à la guerre du D.A., Médaille de la Résistance à l'Electronique, Tous Grand Chevalier dans l'Ordre du Fusible à fusion rapide) les Colombins ont dû appeler la tristement célèbre Brigade des Pékus.
Cependant, la compagnie des Mécano's, scindée en deux escouades, prit à revers l'armée du commandeur Fosseaunoire. Celui-ci tenta bien une dernière offensive aux gaz malodorants (Interdit par la convention d'Airwick !). Mais, les troupes sudistes, aguerries par une T.L.D africaine, ne furent pas trop gênées dans leur combat. Les Colombins et Pékus durent enfin s'avouer vaincus, tant était grande la bravoure des sudistes.
Que de choses, que d’événements peuvent se passer sans que l'on n'en sache rien !
Votre correspondant Petit Jean sera toujours présent pour vous relater la vérité.


Signé Petit Jean

 

Prenez soin de vous, prenez soin des autres et que la force soit avec vous.
NE SORTEZ PAS !
Jeudi 23 avril 2020

 

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28/04/2020
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